L'Allemagne se débarrasse d'eDonkey
Ce n’est pas la première fois que les serveurs du réseau eDonkey/eMule
sont la cible de la justice. On se souviendra entre autres du serveur
Razorback, l’un des plus gros serveurs de fichiers pour eMule et
eDonkey, saisi en février 2006 par les autorités belges au nez et à la
barbe de son million d’utilisateurs.
Il s’agit cette fois-ci d’une loi, votée récemment en Allemagne, et
prévoyant de lourdes peines à toute personne permettant ou facilitant
le piratage de fichiers protégés par droits d’auteur. Les contrevenants
risquent donc une amende s’élevant jusqu’à 20 000 euros par fichier
piraté.Plusieurs serveurs fermés:
Un risque que beaucoup d’administrateurs de serveurs eDonkey n’auront
donc pas voulu prendre. Certains des plus gros serveurs du réseau
eMule/eDonkey sont depuis peu injoignables, leurs administrateurs ayant
décidé de les débrancher pour échapper à la sanction prévue. Ainsi, des
serveurs comme DonkeyServer, BigBang ou BytesDevil ne répondent plus
depuis plusieurs jours. Les conséquences pour le réseau s’en
ressentent, puisque celui-ci souffre désormais de l’absence de ces
quelques serveurs, qui drainaient chaque jour plusieurs centaines de
milliers d’utilisateurs chacun.Un coup fatal pour eMule ?
Pour autant, le réseau eDonkey ne cesse pas de fonctionner. Bien
qu’affaibli par ces fermetures, le réseau reste accessible mais
présente beaucoup de lenteurs et de difficultés. Cependant, bien que
cette loi allemande ait manifestement eu l’effet escompté, eMule n’est
pas mort pour autant. Le logiciel intègre en effet depuis plus de deux
ans le protocole Kademlia, permettant un échange de fichiers
décentralisé, c’est-à-dire sans avoir recours à un serveur reliant
toutes les machines, chaque utilisateur devenant serveur pour un autre.Le cas français:
Il est donc encore un peu tôt pour annoncer la mort du réseau eDonkey
et d’eMule. En ce qui concerne la France, c’est la loi DADVSI qui se
charge de prévoir une peine pour les personnes permettant ou facilitant
le téléchargement illégal. Les peines ne sont pas plus clémentes de
notre côté du Rhin, puisque cette loi prévoit une peine de 3 ans de
prison ainsi que 300 000 euros d’amende pour toute personne facilitant
la diffusion illégale de contenus. Cette peine maximale n’a toutefois
jamais été prononcée en France depuis la promulgation de la loi, le 1er
août 2006.
source google actualitées(info
du net)
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